justice ou injustice ?


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Un présumé tueur en série condamné en novembre 2004 a été libéré
(Source www.infodujour.com, Emilien Lacombe, 24 mars 2005, information aimablement communiquée par Stéphane Bourgouin)

Première judiciaire en France : Jacques Maire condamné à 15 ans de réclusion a été libéré sous contrôle judiciaire, ce jeudi, par la chambre de l'instruction de Nancy. Il bénéficie de la présomption d'innocence, en attendant le procès en appel.

Liliane Glock et Alexandre Bouthier, avocats de Jacques Maire avaient de bonnes raisons d'être satisfaits de la décision, hier, de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy qui a décidé de la mise en liberté de leur client, Jacques Maire.

Dès sa sortie de la prison Charles III de Nancy, Jacques Maire affichait un large sourire : "Je fais confiance à la justice" dit-il. "C'est la troisième fois qu'on me relâche après m'avoir jeté en prison. Je suis innocent".

"Il était important qu'il puisse de présenter libre devant la deuxième cour d'assises" explique Me Alexandre Bouthier. "Quand on se présente entre deux gendarmes pour être jugé on donne l'impression d'être un peu coupable. La présomption d'innocence joue en faveur de M. Maire. Il s'agit d'une décison exceptionnelle et unique dans le ressort de la cour d'appel de Nancy et sans doute en France".

Me Liliane Glock rappelle aussi que Jacques Maire a été placé sous contrôle judiciaire pendant 7 ans avant son procès et qu'il n'y a jamais eu d'incident. Quant aux deuxième procès "nous demandons qu'il soit dépaysé".

Jacques Mairie a été condamné, le 25 novembre 2004 par la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à 15 ans de réclusion pour "enlèvement et séquestration" d'Odile Busset, une jeune femme de Dombasle (54) mystérieusement disparue le 15 mars 1983. La même cour d'assistes avait par contre acquitté Jacques Maire pour le meurtre de Nelly Haderer. Ce verdict surprenant de la cour d'assises avait mécontenté tout le monde : les familles des victimes comme les amis de l'accusé.

L'audience avait été particulièrement mouvementée. Avant l'ouverture des débats, le concubin de Nelly Haderer avait invectivé l'accusé et lui avait lancé deux cartouches de 7.65 en lui disant "Voilà pour Nelly".

C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles les avocats demandent le dépaysement du procès en appel d'assises.



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